LIBERTE-CHERIE :: Toursime ciuturel en région centre, Val de Loire
LIBERTE-CHERIE Index du Forum

LIBERTE-CHERIE
un forum d'amitié et de discussions sans prétention...parler de tout et s'amuser...s'instruire et bavarder sans tabous, dans le respect...pas de pornographie ni de racisme....

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

*
Toursime ciuturel en région centre, Val de Loire

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LIBERTE-CHERIE Index du Forum -> BALADE AUTOUR DU MONDE -> Voyages en France et Dom Tom
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Séverine
fondateur-administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 03 Nov 2008
Messages: 2 642
Localisation: Reims, France
Féminin Capricorne (22déc-19jan) 蛇 Serpent
fondateurs-admin: admin

MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 16:40 (2009)    Sujet du message: Toursime ciuturel en région centre, Val de Loire Répondre en citant

La route des Dames de Touraine
La route des vins: Bourgueil et Chinon

A la rencontre des écrivains
A la découverte des troglodytes
La route Jacques Coeur
Promenade en Rabelaisie
Le Clos-Lucé



LA ROUTE DES DAMES DE TOURAINE

Agnès Sorel, Diane de Poitiers et Gabrielle d'Estrée ont été les favorites des plus grands rois. Leur rôle politique est primordial et le faste dont elles s'entourent contribue au rayonnement artistique du royaume. Leur histoire a croisé celle de la Touraine.
Agnès Sorel avait vingt ans , le roi Charles VII quarante. Fille d'un simple mercenaire du roi, elle était, dit-on, d'une époustouflante beauté. Elle fut la première favorite officielle d'un roi de France. Charles VII l'installe au château de Loches. Bientôt elle illumine de sa présence la cour installée à Chinon. La favorite a une influence heureuse sur le souverain. Elle l'encourage à redresser le royaume et à poursuivre la guerre contre les anglais. Mais surtout, elle le guérit de ses dépressions tandis que la reine Marie d'Anjou se morfond dans son château ! Agnès donne trois filles à son amant. Mais son goût du faste pèse lourdement sur le maigre budget du royaume et lui vaut bien des inimitiés. Enceinte pour la quatrième fois, elle rejoint néanmoins Charles VII en campagne à Jumièges. Elle prend mal et meurt le 9 février 1450 . Elle avait vingt huit ans. On a soupçonné le dauphin, le futur Louis XI, de l'avoir empoisonnée. Il ne lui pardonnait pas son influence.

Diane de Poitiers était la favorite d'Henri II. Le roi, fou d'amour, lui offre le château de Chenonceau et lui fait construire le château d'Anet. Jusqu'à son extrême vieillesse, elle garde une vigueur de corps et d'esprit qui surprend son entourage. C'est, de fait, une femme forte. Elle prend des décisions d'état, négocie avec les protestants, trafique des captifs espagnols, distribue magistrature et dignités et, à la grande humiliation de la reine, se charge de l'éducation des enfants royaux. Sa personnalité est telle qu'il n'est guère d'artiste qui ne nous en ait laissé des portraits. A la mort d'Henri II, la belle Diane doit rendre le château à Catherine de Médicis qui prend sa revanche. Elle se réfugie alors au château d'Anet où elle meurt en 1566.

Gabrielle d'Estrées fut le grand amour d'Henri IV. Pendant sept ans, elle occupe la place d'une épouse et donne au roi ses trois premiers enfants reconnus. Il avait l'intention de l'épouser mais elle meurt. Empoisonnement ou malchance? Nul ne le saura jamais. La famille maternelle de la belle Gabrielle était originaire de Touraine. Les femmes de la famille avait une redoutable réputation. Elle faisait tomber d'amour tout homme qui les approchait ! Marie Babou, femme de Philibert, dite la Belle Babou, d'humeur fort galante, se vantait d'avoir connu, au sens biblique du terme, les ennemis héréditaires François Ier et Charles Quint ! Aujourd'hui, le château de la Bourdaisière à Montlouis sur Loire a été transformé en hôtel. Un autre château garde le souvenir des amours de Gabrielle et d'Henri, le château de la Mézière à Lunay. Le roi y séjourna avec sa favorite.


Les châteaux de la vallée du Loir

La route des vins: Bourgueil et Chinon
Selon Rabelais, l'ivresse aide à percevoir le goût de l'éternité... On ne peut envisager un voyage dans le val de Loire sans traverser les vignobles. Dans ce jardin de la France que baigne une lumière toute d'équilibre et d'harmonie, la Loire ici tranche : Bourgueil, rive droite, Chinon rive gauche.



L'aire de Bourgueil et de Saint-Nicolas compte près de deux mille cent hectares de vignes. Les vins rouges s'y distinguent en fonction du sol. Ceux des graviers sont souples et fruités, ceux de tuffeau, corsés et taniques. L'abbaye bénédictine de Bourgueil fut l'une des plus riches d'Anjou. L'élégant bâtiment des celliers et des grands greniers au pignon flanqué de deux tourelles coiffées d'une flèche de tour octogonale, les parties les plus anciennes, datent des 13 et 14ème siècles. Les autres bâtiments ont été bâtis au 18ème siècle. Le village vigneron de Restigné possède une église intéressante par sa façade à appareil losangé et son portail sud dont le linteau sculpté montre des bêtes fantastiques et Daniel dans la fosse aux lions. Entouré de douve, le château des Réaux est charmant. Enfin, à Chouzé-sur-Loire, se dresse toujours le petit manoir du XVème siècle où mourut Marie d'Harcourt, épouse de Dunois, le célèbre Bâtard d'Orléans.

Pour gagner Chinon depuis Bourgueil, il faut obliquer vers le sud et franchir la Loire au lieu-dit Port-Boulet. Le terroir se partage en trois zones. La première, la plus occidentale, est sauvée des eaux. Langue de terre et de sables coincée entre Loire et Vienne, elle donne naissance à des vins plus souples, à une autre forme d'élégance que les chinons classiques des terres profondes et des coteaux. Il faut se perdre dans les sables et les graviers, retrouver son chemin aux clochers de Beaumont et de Savigny-en-Véron, découvrir puis remonter vers l'est. A Cravant, l'église est un spécimen rare de l'art carolingien. Elle date du début du 10ème siècle. Le chemin passe par Ligré, et arrive enfin Chinon dont les orgueilleux remparts du château surplombent la Vienne.
Les vins de Bourgueil
Les vins de Chinon

A LA RENCONTRE DES ECRIVAINS
La Touraine, berceau de quelques-uns de nos plus grands hommes de lettres… Le climat et l'art de vivre raffiné de la région pourraient-ils être à l'origine de cette éclosion de talents si différents ! Un fait est là, François Rabelais, Pierre de Ronsard, René Descartes, Honoré de Balzac, Alfred de Vigny, Georges Courteline… sont tourangeaux.

Le pays de Rabelais, c'est Chinon, terre d'abondance où la verve et l'imagination truculente de l'humaniste ont fait naître Gargantua. " La Devinière ", sa maison natale à Seuilly, à 5 km de Chinon, est devenu un musée. Derrière la façade austère s'ouvre la Grande Salle où trône la cheminée du roi Grandgousier. L'escalier de pierre conduit à la chambre des parents de l'auteur où le lit à quenouilles est d'époque.

L'univers du poète Pierre de Ronsard est lui plein de délicatesse. L'auteur de " Mignonne, allons voir si la rose" est né au manoir de la Possonnières à Couture-sur-Loir. Il passa une grande partie de sa jeunesse comme page auprès de diverses princesses royales. Son ambition était de faire une carrière militaire mais, atteint précocement de surdité, il se tourna vers les ordres. Nommé en 1560 poète à la Cour, conseiller et aumônier du roi, il reçoit en 1565 la charge du Prieuré de Saint-Cosme à La Riche, un endroit paisible où il séjourne jusqu'à la fin de sa vie.

René Descartes est né à La Haye en 1596. Le village a été rebaptisé du nom du philosophe. Sa grand-mère et sa nourrice l'ont élevé dans cette maison toute simple de la grande rue transformée en musée qui rend hommage à l'enfant du pays dont la doctrine rationaliste fit le tour du monde.

Honoré de Balzac est né à Tours en 1799 dans la rue de l'Armée d'Italie aujourd'hui disparue. Mis en pension à Vendôme dès l'âge de huit ans, il ne garde avec sa famille que des liens d'argent. En 1830, il séjourne avec Madame de Berny à La Grenadière à Saint-Cyr-sur-Loire, tout près de Tours. C'est là qu'il place la demeure de Lady Dudley dans " le Lys dans la Vallée ". Mais c'est au château de Saché que le grand romancier vient trouver son inspiration de 1823 à 1837.

"Je suis né à Loches, jolie petite ville de Touraine… ", écrivait Alfred de Vigny . Sa famille, des nobles ruinés par la révolution, était intimement liée à l'histoire de la ville depuis la renaissance mais le futur poète la quitta très tôt.

Enfin, l'humoriste Georges Courteline, l'auteur de comédies satiriques, est né à Tours.

Les écrivains et poètes en région Centre




TROGLODYTES EN ANJOU
Entre Montsoreau et Saumur, la Loire coule paresseusement entre les bancs de sable doré. Elle a creusé son lit dans la craie tendre du tuffeau. C'est là que le visiteur peut découvrir l'une des plus insolites richesses de la région : les troglodytes. Dans ces étranges villages les rues et ruelles enterrées se tordent, s'entrecroisent ou se superposent toujours escortées de fermes, de pigeonniers, de moulins, de fours et de puits.

1000 kilomètres de souterrains constituent l'un des plus vastes ensembles troglodytiques d'Europe. Les visiteurs peuvent manger dans des restaurants aménagés dans les vastes salles dont les plus anciennes ont été creusées au 12ème siècle. Ils peuvent aussi faire l'expérience de dormir au centre de séjour de Doué-la-Fontaine aménagé dans le falun, pierre blanche friable.

Ce village et ses alentours occupent un plateau crayeux creusé de toute part par les paysans qui y logeaient au Moyen-Age ou par les protestants qui s'y sont cachés lors des guerres de religion. Insoupçonnables de la rue, l'habitat est creusé sous le sol même, et s'organise autour d'une fosse formant une cour intérieure. A 6 km de Doué, au village de Louresse-Rochemenier, on visite deux anciennes fermes qui malheureusement ont été abandonnées comme beaucoup d'autres dans les années trente.
Depuis quelques années, les maisons troglodytiques sont restaurées et un bon nombre d'entre elle de nouveau habitées.
En bordure de Loire, les villages ne sont pas cachés sous terre mais au contraire à flanc de coteau et les façades des maisons dominent le fleuve. Dans la falaise de Turquant , la Grande Vignolle est un modèle unique de logis seigneurial troglodytique et à Souzay, il ne faut pas rater le magnifique et étonnant château où serait venue s'éteindre la reine Marguerite d'Anjou.
Le Hameau de La Fosse, la caverne sculptée de Dénezé-sous-Doué, la magnanerie de Coudray-Macouard où on élève des vers à soie , la champignonnière "Le Saut au Loups", l'espace d'art plastique contemorain de Saint-Georges -des
-Sept voies et les caves à vins de Turquant sont autant d'étapes de cette étonnante route des troglodytes.
La route Jacques Cœur

La route Jacques Cœur s'étire entre châteaux rares et cités anciennes, au milieu d'une nature généreuse. De La Bussière, dans le Loiret, jusqu'à Culan au sud du Cher, elle compte de nombreuses étapes.
Celui qui donna son nom à cette merveilleuse promenade avait du flair. Dans l'Europe du XVème siècle, sa puissance était telle qu'on le surnomma le roi sans couronne. Homme d'action, d'influence et d'avant-garde, Jacques Cœur laissa un empire mis aux enchères parce que sans successeurs!
Au début du 15ème siècle, Jeanne d'Arc donne au roi Charles VII l'impulsion pour reconquérir son royaume. Jacques Coeur trouve les finances de la reconquête. Né à Bourges, il y construit son palais. Marchand et ambassadeur, richissime, il contribue activement à la reconstruction économique du pays.
La route Jacques Cœur serpente à travers une campagne verdoyante et sereine. Ses étapes : l'abbaye de Noirlac, le château de Boucard, Aubigny-sur-Nère, saint-Amand-Monrond, Dun-sur-Auron, Argent-sur-Sauldre, La chapelle d'Angillon, Ainay-le-Vieil, Jussy-Champagne, Menetou-Salon, Gien, Meillant, Maupas, Culan, La Verrerie, Blancafort.
Circuits dans le Berry et le Cher
Promenade en Rabelaisie

Un pélerinage en Rabelaisie passe par la Devinière. A une lieue de Chinon, en la paroisse de Seuilly, la maison des champs d'Antoine Rabelais vit naître le jeune François un jour de 1494. L'exubérant père de Gargantua cultiva une vigne dans les environs. Il y aurait fait ce qu'il appela du "vin taffetas", doux et velouté. On y visite , la chambre de Rabelais et un petit musée illustrant sa vie et son œuvre.

A Seuilly-Coteaux, se trouve l'abbaye où fut élevé le jeune François. C'est là que, dans Gargantua, il situe le couvent de frère Jean des Entommeures, "bien fendu de gueule , bien avantagé en nez, beau dépêcheur d'heures, beau débrideur de messe, beau décrotteur de vigiles" qui, armé du bois de sa croix processionnelle, chassa les gens de Lerné qui avaient envahi le clos de l'abbaye.

Lerné, pittoresque village de tuffeau blond appartient également à la légende rabelaisienne. C'est de ce village que partirent les fouaciers allant vendre leur fouace au marché de Chinon. Une altercation avec les bergers de Seuilly déclencha la burlesque guerre picrocoline entre Picrochole, roi de Lerné et Grandgousier, père de Gargantua et sage prince de Seuilly.
L'itinéraire nous amène ensuite au village vigneron de Cravant-les-Coteaux puis au château de Rigny-Ussé qui inspira Charles Perrault pour écrire "La Belle au Bois dormant". C'est une petite merveille avec ses tours qui émergent de la forêt de Chinon. Cet époustouflant château fut édifié au 15ème siècle et passa progressivement du statut de place forte à celui de résidence d'agrément.

Cette route nous conduit ensuite à Candes-Saint-Martin.Sa collégiale du 12ème et 13ème siècle est remarquable. Du haut de ses jardins en terrasses, le regard se perd au-delà des chemins d'eau de la Vienne et de la Loire enlacées.
Enfin, sur les traces d'Alexandre Dumas, le château de Montsoreau, construit en 1455, possède encore beaucoup de charme, avec son allure de forteresse côté Loire et sa belle façade intérieure de style Renaissance.
Le Clos-Lucé
Au Clos-Lucé, on entre de plein pied dans la prestigieuse histoire de la région. Ce manoir de brique rose souligné de pierre de tuffeau fut acquis en 1490 par Charles VIII. Il abrita ensuite François Ier, sa sœur , Marguerite de Navarre et leur mère, la régente Louise de Savoie. En 1516, François Ier invite Léonard de Vinci à Amboise. Il l'installe au Clos-Lucé. Il y demeurera jusqu'à sa mort, le 2 mai 1519, à l'âge de 67 ans.

Aujourd'hui, on découvre les fabuleuses machines conçues par Léonard de Vinci : le premier aéroplane, la première automobile et... l'ancêtre de l'hélicoptère réalisés cinq siècles après leur conception avec des matériaux d'époque. Epoustouflant ! Le grand peintre qui nous a laissé de superbes madones était aussi un génie visionnaire qui s'intéressait à la mécanique, à l'hydraulique, à l'optique, au génie civil et militaire, à la marine et à l'aéronautique.
Léonard de Vinci, peintre et inventeur
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤


**************
Vis comme si tu devais mourir demain
**************


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 16:40 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LIBERTE-CHERIE Index du Forum -> BALADE AUTOUR DU MONDE -> Voyages en France et Dom Tom Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com