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Anecdotes historiques

 
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Séverine
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MessagePosté le: Mer 16 Sep - 10:47 (2009)    Sujet du message: Anecdotes historiques Répondre en citant

Robespierre avait fait périr le mari et les deux fils de Mme de A***.
Le 9 thermidor, cette malheureuse femme s’apprêtait à voir la tête du dictateur sanguinaire rouler dans la sciure.
N’en croyant pas ses yeux que celui qui avait décimé sa famille soit enfin puni de ses crimes, elle cria de toutes ses forces, lorsque la guillotine s’ébranla :
— Bis !

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Le grand Condé ayant demandé quelqu’un qui pût lui rendre compte de la situation de l’ennemi, on lui amena un soldat de fort mauvaise mine : le prince le rebuta, et en demanda un autre.
On lui en présenta deux de bonne façon, et ils furent choisis.
Ils s’acquittèrent fort mal de la commission, de sorte que le prince, ne pouvant connaître sur leur rapport la situation demandée, fut obligé de recourir au premier.
Celui-ci en rendit un compte si exact, que le prince satisfait s’engagea à lui accorder la grâce qu’il désirerait.
Le soldat demande son congé.
Le prince, étonné, offre de le faire capitaine.
— Monseigneur, vous m’avez méprisé, je ne puis plus vous servir.
Condé, esclave de sa parole, satisfit avec regret à la demande de l’homme qu’il avait dédaigné.

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Le prince de Ligne racontait quelquefois des détails fort amusants sur son enfance et sa jeunesse, des anecdotes sur son père, le plus hautain et le plus bizarre des hommes, et qui haïssait cordialement son fils.
Quand celui-ci fut, à seize ans, nommé colonel du régiment de Ligne, il écrivit à son père la lettre suivante :
« Monseigneur, « J’ai l’honneur d’informer Votre Altesse, que je viens d’être nommé colonel de son régiment. Je suis avec un profond respect, etc. »
La réponse ne se fit pas attendre ; la voici :
« Monsieur, « Après le malheur de vous avoir pour fils, rien ne pouvait m’être plus sensible que le malheur de vous avoir pour colonel. « Recevez, etc. »

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Vers la fin du règne de Louis XIV, peu après son mariage secret avec Mme de Maintenon, le roi discutait avec son fils.
Le Grand Dauphin se plaignait des revers publics et de la détresse de l’État. Le roi lui répondit :
— Ne craignez rien, mon fils, nous maintiendrons notre couronne.
— Oui, Sire, maintenons-la, répartit le dauphin dans un jeu de mot qui voulait dire plutôt "Maintenon l’a (la couronne) !"
Le monarque préféra s’éloigner sans répondre.

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Charles-Quint était venu à Paris, en 1540, par Poitiers et Orléans.
François Ier lui demanda ce qu’il pensait de ces villes :
« Poitiers, répondit Charles, est le plus beau village qui soit au monde, et Orléans la plus belle ville.
— Et que dites-vous donc de Paris ?
— Paris n’est pas une ville, c’est un monde. »


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Vis comme si tu devais mourir demain
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MessagePosté le: Mer 16 Sep - 10:47 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Séverine
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 14:58 (2009)    Sujet du message: Suite Répondre en citant

Par exemple pour l'antiquité romaine : Cesar de par ses penchants bisexuels était appelé par ses soldats "le roi de toutes les reines et la reines de tous les roi".

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Une autre pour la route: Lucullus était reputé pour la qualité de sa table de telle sorte qu'il recevait constament énormément de gourmets. Or un soir que personne n'était attendu, son cuisinier vînt le voir pour lui demander s'il devait mettre les petits plats dans les grands alors que son maître mangeait seul. Lucullus repondit que oui car "ce soir Lucullus mange chez Lucullus"!

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Néron, jeune empereur, s'amusait souvent à se déguiser, puis sortait la nuit rejoindre une troupe de voyous. Ensembles, ils cherchaient à attaquer les riches romains qui sortaient le soir et à violer les patriciennes. Une nuit, il se fait copieusement rosser par le mari d'une femme qu'il a agressée. Le lendemain, couvert d'écchymoses et un oeil poché, il ne sort de chez lui. Persuadé qu'on ne l'a pas reconnu, il ne cherche pas à se venger. Malheureusement, quelques jours plus tard, son adversaire, un chevalier, lui transmet un mot d'excuses. Néron entre dans une rage folle : "Ainsi, il savait qu'il frappait Néron !", et transmet en réponse au chevalier l'ordre de se suicider
(source : les Bas-Fonds de l'Antiquité de Catherine Salles).

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Alcibiade : celui-ci avait acheté un superbe chien de race. On retrouva son chien quelques temps après errant dans les rues, la queue coupée (et donc ayant perdu sa valeur). Les gens se parlaient entre eux : qui avaient pu jouer ce mauvais coup à Alcibiade ? Un jaloux, un envieux, un fou ? Quand un ami vint lui demander s'il savait qui avait fait le coup, Alcibiade répondit : "C'est moi". A la question "Pourquoi ?" Il répondit simplement : "Pour qu'on parle de moi". Un bon exemple d'utilisation des médias.

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Une petite anecdote concernant Guillaume le Conquérant et son débarquement en 1066.
Lorsqu'il toucha terre, il trébucha et s'effondra. Craignant que ses soldats ne voient là un mauvais présage, il feignit de l'avoir fait exprès et se saisit d'une motte de terre en disant "Angleterre je te tiens!" ou encore "Je saisis l'Angleterre de mes deux mains".
Par ailleurs, le général Patton reproduisit le même geste près de neuf siècles plus tard après avoir traversé le Rhin (et avoir uriné dedans...)...

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Lors de son séjour à l'île de France d'octobre à décembre 1781, Suffren reçut le 22 septembre des giboulées de grêle. Suffren fit envoyer les grêlons au cuisinier du Héros, son navire, pour les mettre dans des sorbets. Et le 25 octobre, il sacrifia à la tradition d'envoyer un boulet dans "le trou de madame Heurou", une anfractuosité naturelle de la falaise près de Port-Louis.

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Le jeune abbé de Bernis demande audience au cardinal Fleury, premier ministre de Louis XV, ami de son père. Fleury lit la note du supérieur de Saint Sulpice sur Bernis, très noceur déjà et lui dit à la fin de l'entretien: Monsieur l'abbé, je lis des choses très déplaisantes sur votre comportement au séminaire, tant que je vivrais vous n'aurez pas de poste. Bernis lui répond tranquillement: c'est bien Monsieur, j'attendrais. Stupéfat et amusé par le culot du jeune homme, Fleury le raconte à toute la cour et lance la fortune du futur Cardinal et Ministre, ami et protégé de la Pompadour, passé à la postérité grâce aux mémoires de Casanova.

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Sous le Consulat, en 1801, Bonaparte envoie le général Leclerc (son beau-frère, époux de Pauline), à Saint-Domingue pour conquérir et gouverner cette île. Avant le départ, ce dernier va voir Bonaparte et lui fait de son inquiétude à laisser sa soeur, Aimée, seule et sans appui en France. Qu'à cela ne tienne, réplique Bonaparte "Il faut la marier promptement....demain par exemple et partir ensuite." "Demain, votre soeur sera mariée; je ne sais pas encore avec qui.... mais c'est égal, elle le sera et bien, encore..."
Leclerc obtempère, sort, laissant la place à Davout qui vient faire part au Premier Consul de........son prochain mariage.
"Avec Mlle Leclerc" assène Bonaparte avant même que Davout ait eu le temps de donner le nom de sa fiancée.
Davout a beau protester, tenter de se faire entendre. Peine perdue! C'est un ordre ! Il faut obéir!! Il se retrouve complètement ahuri de ce qui lui arrive avec Leclerc que Bonaparte a fait rappeler et qui doit l'emmener sur-le-champ rencontrer sa soeur. A noter que les deux généraux n'ont pas songé un instant à résister !

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Dans le temps on faisait pousser de la vigne n'importe où. Ainsi il y en avait près de la petite ville de Horb/Neckar en bordure Est de la Forêt Noire. Au XVIII° siècle le fameux Feldmarshall, le Prince Eugène de Savoie, y fut accueilli et on lui offrit du vin du pays. Goûtant le "nectar", il aurait déclaré : "Plutôt reprendre trois fois Belgrade, que boire ce vin !".
A propos de vin imbuvable, Ernest Lavisse dans son Histoire de la Prusse, relate que, au Moyen Age, les moines installés vers Königsberg, avaient des vignes pour faire le vin de messe. L'historien écrit avec humour : "on devait pouvoir le boire, sans commettre le péché de gourmandise"

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Comme on faisait remarquer au cardinal de Bernis que célébrer la messe avec du Meursault était peu chrétien, il répond: que voulez vous, j'aime tellement le seigneur que l'idée qu'il me voit faire la grimace en célébrant son office m'est intolérable!

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Danton et Fabre d 'Eglantine allant à l 'échafaud, ce dernier se plaignait de n’avoir pas pu terminer un poème, Danton lui répondit alors:« Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers... ».

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Anecdote de la campagne de Suffren aux Indes (Frédéric Hulot, Suffren, éditions Pygmalion, chapitre Hivernage sous les Tropiques):
Dans les premiers jours de janvier 1783 se produisit un épisode passablement comique. L'éscadre était un soir à l'embouchure du Gange, sur la côte du Bengale, où sa présence était pour le moins insolite. La Fine, notre vieille connaissance, en grand-garde au large et également à l'affût, vit monter une voile à l'horizon. Elle alla la reconnaître, jusqu'au moment où elle identifia une frégate anglaise. Il s'agit de la Coventry, qui prit aussitôt la Fine en chasse, croyant avoir affaire à un corsaire. Celle-ci, très normalement, chercha refuge auprès de son gros, mais n'atteignit le mouillage où se trouvait notre escadre qu'à la nuit tombée. Le commandant Wolseley de la Coventry estima avoir perdu sa proie ; et les silhouettes des vaisseaux ancrés lui donnèrent à penser qu'il était venu donner dans une division anglaise dont il ignorait la présence, après tout normale en ce lieu. Il mouilla donc et prit ses dispositions pour la nuit, assez heureux d'être dans des eaux amies, et réservant de se faire reconnaître au matin. Sa qualité de neveu de l'amiral Hughes lui faciliterait les choses.
Or il advint que Suffren envoya un canot porter des instructions au commandant de l'Illustre, et que le patron du canot, par ces temps de liesse, était parfaitement « bourré » comme ses hommes. Il se trompa de navire et aborda la Coventry. A peine avait-il mis le pied sur le pont qu'il était saisi avec ses marins et . Seulement Wolseley avait donné ses ordres à voix haute et en anglais, et à bord de l'Illustre, de l'Ajax et du Brillant on avait compris. Avant qu'il ait pu commencer à interroger ses prisonniers, nos navires avaient commencé à charger quelques-unes de leurs pièces, mis en batterie et ouvert le feu. La Coventry reçut une volée de boulets. A bord, ce fut l'affolement. Interrogé, pressé, secoué, le prisonnier, qui gardait un fond de bravoure dans son ivresse, rit au nez de ses geôliers et lâcha « ave l'assent » :
— Patron Escragnot d'Antibes ; escadre de Monsieur le bailli de Suffren !
L'amiral Satan au Bengale, ciel ! Comme un seul homme, tous les Anglais plongèrent dans la cale tandis que, resté seul sur le gaillard, pendant que les canots de prise surgissaient de partout, le commandant Wolseley parlait reddition à un ivrogne écroulé de rire.
Il fut fort bien reçu par Suffren, qui promit d'écrire à son oncle pour le rassurer. La frégate était de bonne prise... et les circonstances tellement comiques que Suffren ne sévit pas contre le manque de vigilance...

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Pendant la fuite d'Henri de Navarre et d'Agrippa d'Aubigné en 1575, le roi au panache blanc est pris d'un "besoin urgent" près de Montfort-l'Amaury. Henri entre au hasard dans une chaumière apparemment inoccupée, et s'installe avec désinvolture pour "faire ses affaires dans une maie." La vieille paysanne qui habite en ces lieux a l'habitude de se toute seule contre les soldats isolés attirés par le pillage. Elle prend une serpe et s'apprête à fendre la tête à l'intrus lorsque Agrippa survient et dévie le geste. " Si vous eussiez eu cette honorable fin, écrira-t-il plus tard, je vous eusse donné un tombeau [une épitaphe] en style de Saint-Innocent [le cimetière parisien], c'était :

Ci-gît un roi, par merveille,
Qui mourut, comme Dieu permet,
D'un coup de serpe et d'une vieille,
Comme il chiait dans une met. "

(Jean-Pierre Babelon, Henri IV, éditions Fayard, page 215)



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