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La bataille de Tolbiac

 
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Séverine
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 09:07 (2009)    Sujet du message: La bataille de Tolbiac Répondre en citant

Bataille de Tolbiac, la conversion de Clovis
Dans la commune, deux petites plaques de marbre commémorent la bataille. Sur l'une d'elles, il est gravé que « Clovis, vainqueur des Germains » y fut «baptisé pour la première fois à l'eau bénite ».

Son nom sent presque le soufre. Au XIXe siècle, il apparaît trop catholique pour les Républicains français, mais aussi pour les Prussiens protestants, qui ont unifié l'Allemagne. Converti et surtout baptisé, Clovis incarne une France chrétienne en pleine bataille idéologique qui devait mener à la séparation des Eglises et de l'Etat. Au contraire de Vercingétorix, figure emblématique puisque païen et démocrate dès lors qu'il avait été désigné comme chef par ses troupes.

Outre-Rhin, où Tolbiac est vite devenu Zülpich, à équidistance de Bonn et d'Aix- la-Chapelle, la ville de Charlemagne, et à une quarantaine de kilomètres au sud de Cologne, Clovis - Chlodwig - appartient davantage à l'histoire française qu'à l'histoire allemande.
Sous Napoléon, alors que la Rhénanie avait été annexée, un préfet et le conseil municipal avaient voulu débaptiser la ville pour lui redonner son nom de Tolbiac et ériger un monument sur l'hypothétique champ de bataille, dont on ne sait où il se trouve. Les Prussiens se serviront de cette figure royale comme d'un fort utile repoussoir anti-français, alors que se profilent les guerres de 1870 et de 1914. Guillaume II est même venu à Zülpich trois ans auparavant.

Dans la commune, deux petites plaques de marbre commémorent la bataille. Sur l'une d'elles, il est gravé que « Clovis, vainqueur des Germains » y fut «baptisé pour la première fois à l'eau bénite ». En la regardant, l'empereur germanique s'esclaffa : « Eh bien, depuis, ils se sont ressaisis ». A l'occupation française en Rhénanie avait succédé l'occupation prussienne en Alsace-Lorraine.

Zülpich a oublié Clovis et le méconnaît largement. Sur un panneau qui relate l'histoire de la ville, la bataille de Tolbiac représente une ligne. C'est seulement lors du 1.500e anniversaire en 1996 que des fêtes et une exposition se sont déroulées dans le gros bourg, très propre sur lui et que des historiens ont essayé de comprendre la place de Clovis dans l'histoire allemande.« Le rôle fondateur dévolu à Clovis en France est occupé en Allemagne par Charlemagne », explique Rheinhold Weitz, historien. « Les livres scolaires allemands soulignent depuis peu de temps le rôle de Clovis pour l'Europe occidentale : la symbiose réalisée entre Germains, Romains, Latins et catholiques ».

Mais ici comme ailleurs, l'histoire ne domine pas dans les programmes. « Clovis ? Non, ça ne me dit rien, désolé », hausse les épaules Markus, jeune homme de 16 ans. Et à sa copine non plus. « Oui, je sais que ça existe, mais ici il ne représente rien », constate Martin, un commerçant. De cette époque ne subsiste rien. De briques construites, la Münstertor, la porte de Münster, date du XIVe siècle, le beffroi de l'Hôtel de ville qui abrite désormais une pizzeria, du XVIe. Entouré de champs de céréales, Zülpich n'a jamais cherché le lieu exact de la bataille. D'autant que des incertitudes pèsent sur l'existence même des combats. Pour l'instant, seules les prochaines municipales de fin août intéressent la population.

Considéré comme étranger, Clovis ne figure pas parmi les figures locales. D'ailleurs, les traces de l'Histoire restent discrètes. Dans une petite rue, deux autres plaques rappellent qu'à cet endroit s'élevait la synagogue détruite en 1938 par les nazis, qui n'avaient pas réussi à utiliser à des fins raciales, celui que certains anticléricaux français, en 1996, avaient qualifié de « barbare germain ». Et si Clovis était finalement inclassable ?


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La bataille


« L'Histoire des Francs » et non de France, qui n'existe pas encore, de Grégoire de Tours constitue la source scripturaire sur la bataille, dont nul ne peut être certain qu'elle a bien eu lieu. Il reprend même la prière complète que Clovis aurait prononcée pour remporter la victoire.

•LE CONTEXTE:
les Francs sont divisés en deux peuples voisins et alliés, les Francs saliens dont le roi est Clovis, les Francs ripuaires, dont la capitale est Cologne, avec à leur tête Sigebert le Boiteux. Plus au nord vivaient les Alamans, qui commettent incursions et pillages chez leurs voisins avant de carrément les envahir. Ce que l'on appellerait aujour d'hui un accord d'assistance mutuelle fonctionne et Clovis vient au secours de son ami Sigebert, qui aurait subi une défaite à Tolbiac.

•LES COMBATS :
en nombre inférieur, les Francs de Clovis se font massacrer. Ce dernier invoque alors le Dieu unique de sa femme Clotilde et promet de se convertir et de renier ses dieux païens « doués d'aucune puissance » aurait dit le roi dans son invocation. Finalement, sa prière marche. Le chef alaman tué d'une flèche, ses hommes s'enfuient et Clovis gagne cette bataille.

•LES CONSEQUENCES :
les Alamans quittent le cours supérieur du Rhin. Grand seigneur, Clovis les laisse à son allié, qui l'aidera lors de sa conquête de la partie française du royaume wisigoth. Surtout, Clovisse fait baptiser, plusieurs années après sa victoire, par saint Rémi à Reims. En se convertissant, il obtient l'appui des autres peuples chrétiens et du tout-puissant clergé. Il s'attaque à l'arianisme alors dominant et le christianisme devient la religion des territoires qu'il conquiert

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Vis comme si tu devais mourir demain
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MessagePosté le: Mar 17 Nov - 09:07 (2009)    Sujet du message: Publicité

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